DYERVAL Patrice

Fidèle au même éditeur (Notations, 1985 ; Impressionnistes, 1989 ; Pétri de temps, 1996 ; Pétri de sons, 2002 ; Le Panier de poires, 2014), le poète publie Mirages du rien et autres nuées, satire acerbe de notre temps, puis apaisement lyrique devant la Nature déjà magnifiée dans La Maltarie (Forcalquier, 2011, grand recueil illustré en couleurs par l’auteur, aussi photographe). Cette poésie nourrie d’images et de musique l’est aussi de traduction poétique, Patrice Dyerval Angelini, normalien italianiste, s’étant fait connaître comme interprète, entre autres, presque tout Montale chez Gallimard. Lucidement détaché, il croit ferme en la poésie comme indispensable « consolade » face aux horreurs, et « célébrade » face aux merveilles du monde.