Ju Seok

Ju Seok, la moine-bhikuni (en sanskrit, bhikshuni), occupe une place à part dans le bouddhisme actuel en Corée. Comme une météorite insolite qui pourtant a bien réussi à se poser. Entrée dans l’ordre religieux en 1988, elle a d’abord vécu dans une montagne reculée. Mais elle n’a pas tardé à changer d’avis pour s’installer au milieu de la foule cosmopolite de Busan, ville maritime du sud de la Corée. Après avoir franchi la frontière du territoire religieux, elle a choisi de s’exprimer dans une sphère illimitée, universelle, qui se nomme Culture.

Au vrai, cette moniale aux multiples talents artistiques (la poésie, la calligraphie, la peinture), se distingue par sa manière de transmettre la loi du Bouddha en utilisant la voie culturelle où rayonne son influence; elle est également la représentante d’une fondation culturelle, Myeongkyeong, et d’un centre complexe de méditation, Kumuda.

Reconnue par l’ordre principal du bouddhisme Jogye en Corée, elle assume actuellement le poste de présidente du Comité pour la promotion de la culture globale ‘Bâtir Mille ans’, que lui a proposé cet ordre (février 2025). À son initiative vient d’être inauguré, à Busan, le projet d’un espace abritant un hôpital, le centre international de Méditation et le pavillon de la découverte, destiné à la cuisine monastique…. En effet, le trajet de sa vie religieuse semble bien répondre à sa volonté de « jouer un rôle d’intermédiaire, de relais pour le public le plus large, faciliter l’accès vers un éveil et un bonheur parfait », et « devenir heureuse avec tout le monde ».

Responsable d’un temple dressé en face d’une petite baie en forme d’arc, Ju Seok est prête à lancer la flèche spirituelle qui doit répandre la lumière de Bouddha dans le monde entier, cette fois par le biais de la pensée poétique.

Publication aux éditions Librairie-Galerie Racine (2026) : Vous êtes le centre de ce jour.